CULTURE

L’ART EST PARTOUT #1 – EDVARD MUNCH

Je lance cette nouvelle rubrique sur mon blog. L’art est une de mes passions. Je passe la plupart du temps de mes vacances dans les musées et mes week-ends dans les expositions. Dès mon plus jeune âge, l’art m’a toujours intéressée et ma profonde curiosité n’a fait qu’accentuer mon goût pour l’art au fil des années.

Je souhaite donc partager avec vous cette passion. J’espère pouvoir échanger avec vous sur vos ressentis vis-à-vis de l’art en général. Qu’est-ce que l’art pour vous ? De mon coté, je suis passionnée d’art contemporain mais j’ai conscience que c’est un art qui est loin d’être compris de tous aujourd’hui. Mon objectif à travers mes prochains articles et de vous prouver le contraire et notamment de rendre cela accessible à tous et compris par tous.

Pour ce premier article, direction l’expressionnisme allemand, je vous parle de l’artiste Norvégien Edward MUNCH.

C’est quoi l’expressionnisme allemand ?

L’expressionnisme allemand cherche d’avantage à exprimer le monde qu’à véritablement le montrer. On parle alors d’une expressivité dans la peinture. L’expressionnisme est un mouvement artistique apparu au début du 20ème siècle en Europe du Nord, plus particulièrement en Allemagne. Il touche plusieurs domaines artistiques tels que la peinture, l’architecture, la littérature, le théâtre, le cinéma et la musique.

En peinture, l’expressionnisme préconise des formes dures et caricaturales, issues de terreurs romantiques. Ne s’attachant plus à la description d’une réalité physique, le mouvement la soumet afin de mieux exprimer les états d’âme de l’artiste.

Ce courant artistique exprime la projection d’une subjectivité tendant à déformer la réalité afin d’inspirer au spectateur une réaction émotionnelle. Les représentations sont fondées sur des visions angoissantes, déformant et stylisant la réalité afin d’atteindre un très haut niveau d’intensité expressive. Elles sont également la réflexion de la vision pessimiste qu’avaient les expressionnistes de leur époque, hantés par la menace de la première Guerre Mondiale.

Qui est Edvard Munch ?

Edvard Munch peut être considéré après l’exposition berlinoise de 1892, comme le pionnier de l’expressionnisme dans la peinture moderne. Il est très tôt réputé pour son appartenance à une nouvelle époque artistique en Allemagne et en Europe centrale. Son œuvre et son importance sont aujourd’hui reconnues en Europe et dans le monde.

Les œuvres de Munch les plus connues sont celles conçues au début des années 1890, notamment Le Cri. Son œuvre ne connaît véritablement le succès dans les pays nordiques qu’à partir de 1909, grâce à la grande exposition rétrospective organisée par son ami Jappe Nilssen et par Jens Thiis, directeur de la galerie nationale d’Oslo.

Il est aussi un pionnier de l’art accessible à tous, un art dévoilé, montré et non caché, dans les rues et les espaces publics, dans les divers lieux de nature.

Edvard Munch a toujours été captivé par les paysages de rivage du fjord d’Oslo, qu’il a découvert dans sa jeunesse par des chemins de terre, puis jeune artiste depuis la mer grâce à Hans Jaeger, capitaine affréteur de petits navires d’excursion et de cabotage de loisir. Quelques-unes de ces contrées sont devenues des lieux emblématiques de sa vie.

Mes 5 oeuvres coup de coeur
Le Cri

Le Cri est une œuvre expressionniste de l’artiste norvégien Edvard Munch dont il existe cinq versions (trois peintures, un pastel et une lithographie) réalisées entre 1893 et 1917. Symbolisant l’homme moderne emporté par une crise d’angoisse existentielle, elle est considérée comme l’œuvre la plus importante de l’artiste. Le paysage en arrière-plan est le fjord d’Oslo, vu d’Ekeberg. L’une des cinq versions a été vendue par Sotheby’s à New York pour un montant de 119,9 millions de dollars. Elle détient ainsi, le 2 mai 2012, le record de vente d’une peinture aux enchères. Elle est aujourd’hui la cinquième œuvre vendue la plus chère aux enchères.

La Madone

La Madone est déclinée en cinq versions différentes, toutes exécutées de 1894 à 1895, elle représente une jeune femme dans une position lascive et constitue l’œuvre la plus connue de son auteur avec Le Cri.

Une version appartient au musée Munch d’Oslo : elle a été volée en 2004 et retrouvée deux ans plus tard. Une autre version appartient à l’homme d’affaires Cédric Laude.

La Mort de Marat

La Mort de Marat est le titre de deux tableaux expressionnistes réalisés en 1907.

Le thème est l’assassinat du révolutionnaire Marat par Charlotte Corday, que Jacques-Louis David avait peint en 1793. Munch admirait ce tableau.

Il élargit ainsi la base de son expressionnisme et saisit, avec des traits horizontaux, verticaux et obliques — et une couleur posée directement du tube sur la toile —, la détresse et la désillusion qui peuvent exister dans toute relation sexuelle unissant deux amants.

 

Le Désespoir

C’est en 1893 que Munch donnera la première version du Cri. Le tableau est le fruit d’une lente maturation dont on trouve trace avec l’angoissante Soirée sur l’avenue Karl Johan (avenue principale d’Oslo) et cette première version de Désespoir (1892).

Cette première version de Désespoir est décrite par Munch : “Un soir, je marchais suivant un chemin. D’un côté se trouvait la ville, et en-dessous de moi, le fjord. J’étais fatigué, malade- Je me suis arrêté pour regarder vers le fjord- le soleil se couchait- Les nuages étaient teintés en rouge, comme du sang. J’ai senti passer un cri dans la nature ; il m’a semblé que je pouvais entendre le cri. J’ai peint ce tableau -peint les nuages comme du véritable sang. Les couleurs hurlaient. C’est devenu le tableau Le Cri pour la Frise de la vie”.

Le Baiser

Le Baiser est une huile sur toile qu’Edvard Munch a peinte en 1897. Pièce de sa série La Frise de la vie, qui illustre les étapes d’une relation entre une femme et un homme, Le Baiser est la peinture d’un thème sur lequel Munch expérimentait depuis 1888-1889 : un couple qui se donne un baiser, leurs visages se fondant ensemble pour symboliser son unité.

Edvard Munch a dû faire face à la maladie physique, à la maladie mentale, à un décès dans la famille, ainsi qu’à un père strict et très religieux. Il a connu la déception en amour et une faible santé, ce qui lui a causé des crises de mélancolie. Il est aussi devenu alcoolique. Il ne s’est jamais marié. Cette situation a influencé sa production artistique et les états émotionnels peints. « La plupart des personnages de Munch ne sont pas fous, mais paralysés par des sentiments immenses de chagrin, de jalousie, de désir ou de désespoir que bien des gens ont trouvés choquants en raison de leur érotisme, de leur style cru ou des signes d’instabilité mentale ».

Munch a traité le thème du baiser d’un couple, tant en peinture qu’en gravure sur bois, dès 1888-1889. Dans ses nombreux traitements de ce thème, il y a un contraste entre l’intérieur et l’extérieur de la salle où se trouve le couple. Le monde extérieur paraît animé, alors que la salle est intemporelle.

La plupart des oeuvres de Munch se trouvent musée de Munch. Sa principale oeuvre, le Cri, se trouve quant à elle au National Galerie. Ces deux musées se trouvent à Oslo. Ce sont deux musées très intéressants alors si vous passez par Oslo je vous conseille de vous y arrêter. Ils font parti des musées incontournables de la ville.

A très vite pour parler de l’art partout…

Chloé de Leboudoirdechloe

Le Boudoir de Chloé

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