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10 LIVRES À GLISSER DANS SA VALISE POUR LES VACANCES

Ça y est, c’est l’été. Vous allez enfin pouvoir vous poser sur la plage ou dans votre jardin. Et ce, avec un bon livre.

Mais lesquels mettre dans sa valise ? Je vous ai préparé une petite sélection de 10 livres, de poche ou de grand format, bons à emporter.

1 – Derrière le sourire d’Antoine Griezmann de Arnaud Ramsay 19€

Jusqu’à présent réservé, l’attaquant de l’Atlético Madrid livre cet été quelques confidences sur sa famille, son enfance et son adolescence. Antoine Griezmann, avec l’aide d’Arnaud Ramsay, revient aussi sur son parcours footballistique, sa rencontre avec Zinédine Zidane ou même comment il envisage l’avenir. Et quelques pages sont également dédiées à celle qui partage sa vie depuis six ans et qui est la mère de sa fille Mia, Erika Choperana.

Fidèle supporter, découvrez l’univers de l’un des meilleurs joueurs de ces cinq dernières et prochaines années. Le livre idéal à lire pendant la coupe du monde 2018.

Ma critique : J’ai bien aimé apprendre à connaître son parcours et apprendre à connaître l’homme derrière son nom. J’ai sauté quelques passages car les “racontages de matchs” sont un peu long. Le livre idéal à lire en cette période de Coupe de monde 2018.

2 – La disparition de Georges Perec  9,90€

Trahir qui disparut, dans La disparition, ravirait au lisant subtil tout plaisir. Motus donc, sur l’inconnu noyau manquant – « un rond pas tout à fait clos finissant par un trait horizontal » -, blanc sillon damnatif où s’abîma un Anton Voyl, mais d’où surgit aussi la fiction. Disons, sans plus, qu’il a rapport à la vocalisation. L’aiguillon paraîtra à d’aucuns trop grammatical. Vain soupçon : contraint par son savant pari à moult combinaisons, allusions, substitutions ou circonvolutions, jamais G.P. n’arracha au banal discours joyaux plus brillants ni si purs. Jamais plus fol alibi n’accoucha d’avatars si mirobolants. Oui, il fallait un grand art, un art hors du commun, pour fourbir tout un roman sans ça !

Ma critique : La disparition est celle de la lettre -e- dans un récit de 297 pages. Seulement le livre comporte tout de même 4 -e- je vous laisse les chercher. Un exercice intéressant où l’on rit souvent en observant les détours que prend G. P. pour réussir sa performance. Le lecteur doit s’accrocher au rythme de l’histoire. J’ai adoré !

3 – Littoral de Wajdi Mouawad 7,70€

En apprenant la mort de son père inconnu, l’orphelin Wilfrid décide de lui offrir une sépulture dans son pays natal. Mais ce coin du monde est dévasté par les horreurs de la guerre, ses cimetières sont pleins, et les proches de cet homme rejettent sa dépouille. À travers les rencontres douloureuses qu’il fera à cette occasion, Wilfrid entreprend de retrouver le fondement même de son existence et de son identité.

“ Recréer Littoral me pose une question furieuse : comment faire pour ne pas trahir celui que j’étais il y a quinze ans ? Comment ne pas le tromper comme celui qui retouche son journal d’enfance des années plus tard pour lui donner un sérieux plus prononcé ? Comment rester vivant et redonner à l’histoire sa présence ? Comment ne pas figer celui que je suis devenu par trop d’angoisse ? Comme rester vivant avec ce qui est mort en nous ? Comment porter son propre corps mort pour lui trouver une sépulture ? ”

Ma critique : Je ne savais pas qu’une pièce de théâtre pouvait avoir une ambiance aussi surréelle ; celle-ci nous laisse voir l’imagination du personnage principal. Nous pouvons voir la dévastation du héro suite à la mort de son père, qu’il connaissait peu. Il partira quand même pour lui en quête.

L’auteur explique en préface avoir voulu combiner Hamlet, Oedide roi, et L’idiot ; plusieurs personnages en sont tirés.
Si le ton de la pièce débute de manière humoristique, il glisse rapidement dans la détresse, la colère, le désespoir puis la paix.

4 – Quand dieu était un lapin de de Sarah Winman 7,60€

Dans l’Essex en 1968, l’année où Paris est descendue dans la rue, où Martin Luther King a perdu la vie à cause d’un rêve et où Eleanor Maud Portman, surnommée Elly, est née. Ce livre raconte la vie de la jeune Elly avec ses parents, ses amis et son lapin baptisé Dieu. Une histoire de l’enfance, de l’excentricité, du pouvoir des liens familiaux, de l’amour… Premier roman.

Ma critique : Ce roman est très surprenant car il vous relate l’histoire d’une jeune fille qui grandit banalement de ces 8 ans à l’âge adulte. Puis petit à petit, il vous accroche, vous fait aimer les personnages et va même vous faire pleurer 2 ou 3 fois ….

5 – La fille de Brooklyn de Guillaume Musso 8,30€

Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer.
L’horizon scintillait. C’est là qu’Anna m’a demandé :

« Si j’avais commis le pire, 
m’aimerais-tu malgré tout ? »

Vous auriez répondu quoi, vous ?
Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire.
Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo.
– C’est moi qui ai fait ça.
Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.
Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot. Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu.
Et depuis, je la cherche.

Ma critique : Je suis bluffée. Si vous prévoyez de lire ce thriller, assurez-vous que vous avez du temps devant vous, car une fois commencé on veut découvrir la vérité.
Alors pour ne pas vous en révéler trop, j’ai choisi de ne pas vous raconter le début de l’histoire. Mais sachez qu’au moment où vous pensez que vous avez découvert un élément important, ou vous pensez être arrivés à la fin de l’histoire… vous vous apercevez qu’il y a encore beaucoup de pages à lire…
Suspens garanti, l’histoire est vraiment bien menée!

6 – Deux petites filles en bleu de Marry Higgings Clark 7,60€

Goûter d’anniversaire chez les Frawley : on fête les trois ans des jumelles, Kelly et Kathy. Mais le Soir même, de retour d’un dîner les parents des fillettes sont accueillis par la police : leur baby-sitter a perdu connaissance et les petites ont disparu. Kidnappées.
Après avoir réussi à rassembler la rançon de 8 millions de dollars exigée, Steve et Margaret entrent en contact avec le ravisseur. Le jour de l’échange, ils ne trouvent cependant que Kelly dans une voiture abandonnée.

Qu’est-il advenu de Kathy ? Alors que tout espoir semble perdu, Kelly affirme que Sa sœur est bien vivante, comme si les jumelles parvenaient à communiquer par télépathie…

Jamais depuis Un cri dans la nuit, Mary Higgins Clark n’avait élevé la tension à un tel degré. Un Suspense extrême et angoissant qui nous plonge dans le pire des Cauchemars : celui des kidnappings d’enfants.

Ma critique : Deux petites filles en bleu de trois ans sont kidnappées alors qu’elles étaient chez elles sous la surveillance d’une baby sitter, les parents absents. Une rançon de huit millions est demandée, les parents n’ont pas les moyens de payer. Commence alors leur recherche par la police et le FBI. J’ai bien aimé ce livre.

7 – Psychologie pour les créatifs – Survivre au travail de Franz Berzbach 19,90€

Trouver des idées, respecter des plannings, répondre aux demandes du client, travailler à domicile, travailler tard le soir et les week-ends, résister à la pression de la performance. La vie d’un créatif n’est pas de tout repos ! S’appuyant sur son expérience de psychologue et sur sa vie quotidienne avec une graphiste, Frank Berzbach analyse avec humour et finesse la psychologie de ceux qui travaillent dans le domaine de la création. Il livre un portrait sans concessions du monde de travail et dispense de multiples conseils pour éviter que le job de vos rêves se transforme en cauchemar !

Ma critique : Je m’adresse aux créatifs. C’est le livre idéal à lire en vacances afin de se préparer comme il se doit à la rentrée et au travail.

 

8 – L’extraordinaire voyage du fakir qui était rester coincé dans une armoire Ikea de Romain Puértolas  19€

Un voyage low-cost… dans une armoire Ikea! Une aventure humaine incroyable aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye post-Kadhafiste. Une histoire d’amour plus pétillante que le Coca-Cola, un éclat de rire à chaque page mais aussi le reflet d’une terrible réalité, le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle, sur le chemin des pays libres.

Il était une fois Ajatashatru Lavash Patel (à prononcer, selon les aptitudes linguales, “j’arrache ta charrue” ou “achète un chat roux”), un hindou de gris vêtu, aux oreilles forées d’anneaux et considérablement moustachu.

Profession: fakir assez escroc, grand gobeur de clous en sucre et lampeur de lames postiches. Ledit hindou débarque un jour à Roissy, direction La Mecque du kit, le Lourdes du mode d’emploi : Ikea, et ce aux fins d’y renouveler sa planche de salut et son gagne-pain en dur: un lit à clous.

Taxi arnaqué, porte franchie et commande passée d’un modèle deux cents pointes à visser soi-même, trouvant la succursale à son goût, il s’y installe, s’y lie aux chalands, notamment à une délicieuse Marie Rivière qui lui offre son premier choc cardiaque, et s’y fait enfermer de nuit, nidifiant dans une armoire… expédiée tout de go au Royaume-Uni en camion.

Digne véhicule qu’il partage avec une escouade de Soudanais clandestins. Appréhendés en terre d’Albion, nos héros sont mis en garde à vue.

Réexpédié en Espagne comme ses compères, Ajatashatru Lavash Patel y percute, en plein aéroport de Barcelone, le taxi floué à qui il échappe à la faveur d’un troisième empaquetage en malle-cabine qui le fait soudain romain… et romancier (l’attente en soute étant longue et poussant à l’écriture).

Protégé de l’actrice Sophie Morceaux, il joue une nouvelle fois la fille de l’air, empruntant une montgolfière pour se retrouver dans le golfe d’Aden puis, cargo aidant, à Tripoli.

Une odyssée improbable qui s’achèvera festivement en France où Ajatashatru Lavash Patel passera la bague au doigt de Marie dans un climat d’euphorie cosmopolite.

Sur le mode rebondissant des périples verniens et des tours de passe-passe houdinesques, voici donc, pour la première fois dans votre ville,

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, un spectacle en Eurovision qui a du battant, du piquant et dont le clou vous ravira. Non, mais.

Ma critique : Cela reste léger et simple comme promis par Romain Puértolas. Efficace aussi. Suffisant pour avoir envie de tourner la page.

9 – Dora la dingue de Lidia Yuknavitch 20€

« Je ne sais pas comment, mon père s’est mis dans la tête que j’avais besoin d’un psy ! », se demande Ida, adolescente en crise qui décide un soir de se raser le crâne avant de passer à table, au grand dam de son père, volage et égoïste, et de sa mère, dépressive et alcoolique – qu’elle surnomme M. et Mme Pharmazomhie.

Ida – ou plutôt Dora comme l’ont rebaptisée ses amies, double clin d’œil à Dora l’Exploratrice et à la Dora de Freud, jeune patiente hystérique que le célèbre Sigmund a soignée en 1901 – se voit ainsi obligée d’aller consulter un psychanalyste, qu’elle surnomme ironiquement Sig.

Et Sig a du pain sur la planche car Dora souffre de toux persistante, d’évanouissements intempestifs et d’aphonie psychosomatique au moindre geste d’affection ou de désir à son égard. Gênant, surtout lorsque Obsidienne, amie dont Dora est secrètement amoureuse, tente de l’embrasser.

Petite sœur du Tyler Durden de Fíglit Club, Dora conçoit l’analyse comme un combat de boxe mental qu’elle doit absolument remporter, et à chaque uppercut psychanalytique du vieux Sig, Dora riposte en prenant des poses lascives pour le déstabiliser.

On suit hilare, choqué et fasciné, les aventures de Dora et ses amis (Obsidienne, mystérieuse Amérindienne ; Marlene, transsexuel rwandais féru de littérature érotique ; Little Teena, rouquin gay de 141 kilos, et Ave Maria, blonde maigrichonne s’exprimant uniquement par vocalises} qui lancent des raids artistiques dans les centres commerciaux ou prennent en filature Sig le psy après avoir émietté du viagra dans sa tisane.

Roman classique sur l’adolescence? Bien au contraire… “Dora la Dingue” est un concentré de folie, un hymne aux décalés, aux névrosés du monde entier, dont Dora est l’électrique et inoubliable porte-parole.

Ma critique : Alors ce livre m’a vraiment fait rire et réfléchir. Dora, veut se venger de son thèrapeute avec ses amis un peu tous mal dans leur peaux et accro à la drogue, ils préparent un plan. C’est toujours drôle, assez crue et bien mené.

10 – La charme discret de l’intestin de Giulia Enders 21,80€

Giulia Enders, jeune doctorante et nouvelle star allemande de la médecine, rend ici compte des dernières découvertes sur un organe sous-estimé. Elle explique le rôle que jouent notre “deuxième cerveau” et son microbiote (l’ensemble des organismes l’habitant) dans des problèmes tels que le surpoids, la dépression, la maladie de Parkinson, les allergies…
Illustré avec beaucoup d’humour par la sœur de l’auteur, cet essai fait l’éloge d’un organe relégué dans le coin tabou de notre conscience. Avec enthousiasme, Giulia Enders invite à changer de comportement alimentaire, à éviter certains médicaments et à appliquer quelques règles très concrètes pour faire du bien à son ventre.
Véritable phénomène de librairie, Le Charme discret de l’intestin s’est vendu à 950 000 exemplaires en Allemagne et sera publié dans 26 pays.

Ma critique : Le sujet m’avait attirée par sa particularité : savoir ce qu’il se passe dans notre ventre est très intéressant ! De bons conseils pour se familiariser avec notre système digestif.

 

de Chloé

Le Boudoir de Chloé

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